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Fuzion prélèvement : c’est quoi et comment s’en débarrasser

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Tu viens de tomber sur une ligne “FUZION – 11,90 €” sur ton relevé bancaire et tu n’en as aucun souvenir ? Tu n’es pas seul. Des milliers de personnes se retrouvent dans cette situation chaque mois. Dans cet article, tu vas découvrir :

  • ce que cache vraiment le nom Fuzion (et si c’est une arnaque)
  • comment ce prélèvement a pu s’activer sans que tu t’en rendes compte
  • les étapes concrètes pour le bloquer aujourd’hui
  • comment récupérer l’argent déjà débité, jusqu’à 13 mois en arrière

C’est quoi le prélèvement Fuzion sur ton relevé bancaire ?

Fuzion (aussi connue sous les noms Groupe Fuzion ou Fuzion Assurance) est une société française légalement enregistrée, immatriculée sous le SIREN 920 450 442. Capital social : 1 000 euros. C’est une petite SAS, créée récemment, spécialisée officiellement dans les services d’assistance, la téléconsultation médicale et l’assistance juridique.

Rien d’illégal sur le papier. Le vrai problème, c’est la façon dont ses abonnements sont vendus.

Une société légale aux méthodes contestées

L’entreprise est réelle. Elle propose des services comme Doc.Go (téléconsultations médicales illimitées) ou CDA Assistance Juridique (accompagnement en cas de litige). Ces offres sont vendues par abonnement mensuel, activé via un mandat de prélèvement SEPA.

Mais ses méthodes commerciales sont régulièrement signalées auprès de la DGCCRF et des associations de consommateurs. Beaucoup de clients disent n’avoir jamais réellement compris qu’ils souscrivaient un abonnement payant.

Les libellés à reconnaître : FUZION, FUZION ASSURANCE, FUZION CDA…

Sur ton relevé, ce prélèvement peut apparaître sous plusieurs formes :

  • FUZION
  • FUZION ASSURANCE
  • GROUPE FUZION
  • FUZION CDA ASSISTANCE JURIDIQUE

Le montant le plus fréquent est 11,90 €/mois, mais certains signalements mentionnent 14,90 €. Et dans les cas les plus extrêmes, plusieurs abonnements se cumulent, pour un total qui peut dépasser 100 € par mois.

Comment Fuzion a pu prélever ton compte sans que tu t’en souviennes

C’est la question que tout le monde se pose. Voici les trois mécanismes les plus fréquents.

Le scénario classique du démarchage téléphonique

Tu reçois un appel d’un interlocuteur professionnel qui se présente comme partenaire de ta mutuelle, de la CPAM, ou même de Doctolib. Il t’explique que tu as droit à un remboursement de téléconsultations non utilisées : 60 €, 200 €, parfois plus.

Le ton est rassurant, parfois un peu pressant. Il a déjà tes informations personnelles, ton adresse, et souvent les premiers chiffres de ton IBAN. Il te demande de confirmer les suivants pour “valider ton éligibilité”.

Ce que tu ne sais pas : en confirmant ces chiffres, tu viens de fournir ton IBAN complet. La suite, c’est un lien envoyé par email ou SMS.

La technique du lien SMS ou de la signature Yousign

Quelques secondes après l’appel, tu reçois un lien. L’agent t’encourage à faire défiler le document et à cliquer sur “Signer” sans le lire. Il dit que c’est juste une formalité pour déclencher le remboursement.

Ce document, c’est un contrat d’abonnement payant, signé via Yousign. Ce clic vaut signature électronique. Le mandat SEPA est activé, et le premier prélèvement arrive le mois suivant. Le soi-disant remboursement, lui, n’arrive jamais.

Des utilisateurs signalent jusqu’à 1 800 € débités en trois mois via plusieurs services liés à Fuzion.

Le piège des formulaires en ligne avec case pré-cochée

Le démarchage ne passe pas toujours par le téléphone. Sur certains sites (comparateurs, jeux-concours, formulaires de devis), une case pré-cochée peut valoir acceptation d’un service Fuzion. Une validation par SMS ou par email finalise l’abonnement, souvent sans que l’utilisateur ne lise la mention en question.

Arnaque ou contrat légal ? Comment vérifier en 3 étapes

Avant d’agir, prends deux minutes pour poser le diagnostic.

Retrouver l’ICS, la RUM et le libellé exact sur ton relevé

Sur la ligne du prélèvement dans ton application bancaire, tu dois pouvoir accéder à ces informations :

  • ICS : l’identifiant unique du créancier dans le système SEPA
  • RUM : la référence unique du mandat
  • Libellé exact : FUZION, FUZION ASSURANCE, etc.

Ces données sont indispensables pour bloquer le créancier précis et rédiger tes courriers.

Les signes qui indiquent un prélèvement non autorisé

Le prélèvement est clairement contestable si :

  • tu n’as aucun souvenir de souscription
  • tu n’as jamais reçu de contrat ni de conditions générales
  • Fuzion est incapable de produire un enregistrement vocal ou une signature pour prouver ton accord
  • le montant prélevé ne correspond pas à ce qui t’avait été annoncé
  • les débits continuent après résiliation

Si tu coches au moins un de ces points, considère le prélèvement comme contestable et passe à l’action.

Comment stopper le prélèvement Fuzion immédiatement

Deux fronts à ouvrir en parallèle : Fuzion d’un côté, ta banque de l’autre.

Côté Fuzion : contacte leur service client par email à l’adresse [email protected] et exige la résiliation immédiate, avec confirmation écrite de la date d’effet. Confirme ensuite par courrier recommandé avec accusé de réception pour bétonner ton dossier. Le modèle de base :

“Je vous notifie la résiliation immédiate de tout contrat associé à mon IBAN [FR…] et la révocation du mandat SEPA. Confirmez par écrit la clôture et transmettez-moi copie du mandat, conditions contractuelles et enregistrement d’appel. Sans réponse sous 10 jours ouvrés, je saisirai ma banque et les autorités compétentes.”

Côté banque : depuis ton espace client ou en agence, demande deux choses distinctes :

  1. Une opposition sur le créancier Fuzion : elle bloque les prochains débits
  2. La révocation du mandat SEPA : elle annule définitivement l’autorisation

L’opposition seule ne suffit pas. Si tu ne révoques pas le mandat, le créancier peut techniquement représenter le prélèvement sous un autre identifiant. Fais les deux.

Comment se faire rembourser : délais SEPA et droits légaux

L’argent déjà prélevé est récupérable. La fenêtre dépend de ta situation.

8 semaines ou 13 mois : quelle règle s’applique à toi ?

Le droit bancaire européen (directive DSP2 et Code monétaire et financier) prévoit deux délais :

  • 8 semaines après la date du débit si tu avais autorisé le mandat mais que le montant ou les conditions ne correspondent pas à ce qui avait été annoncé. La banque rembourse sans avoir à justifier.
  • 13 mois si tu n’as jamais donné ton accord explicite, ou si le consentement a été arraché par un discours ambigu. Dans ce cas, la banque doit prouver que le prélèvement était dûment autorisé. Pas l’inverse.

En cas de fraude avérée, la DSP2 impose un remboursement sous 24 heures.

Le droit de rétractation de 14 jours si tu viens de souscrire

Toute souscription à distance (téléphone, web) ouvre un droit de rétractation de 14 jours à compter de la signature ou de la réception des documents contractuels. Un simple email suffit : “J’exerce mon droit de rétractation dans le délai légal de 14 jours.” Aucune justification n’est nécessaire.

Si Fuzion ne répond pas ou refuse : tes recours

Si les démarches directes n’aboutissent pas, voici l’escalade à mettre en place :

Signalements officiels :

  • ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, rattachée à la Banque de France) : tu peux déposer un signalement sur acpr.banque-france.fr
  • DGCCRF via SignalConso (signal.conso.gouv.fr) pour les pratiques commerciales abusives

Recours bancaires :

  • Demande un chargeback (rétrofacturation) à ta banque si le paiement initial est passé par carte
  • Sollicite le médiateur bancaire si ta banque refuse de rembourser malgré des preuves solides

Recours collectifs :

  • Des associations comme UFC-Que Choisir ou la CLCV peuvent t’accompagner
  • Si d’autres victimes se mobilisent, une action collective est envisageable

Pour l’avenir, quelques réflexes simples suffisent à éviter ce type de situation : ne jamais confirmer un IBAN par téléphone, inscrire son numéro sur Bloctel (bloctel.gouv.fr), et activer les alertes bancaires pour détecter tout nouveau créancier.

FAQ

C’est quoi le groupe Fuzion ?

Le groupe Fuzion est une société française spécialisée dans les assurances affinitaires et les services par abonnement : téléconsultation médicale (Doc.Go), assistance juridique (CDA), packs d’aide quotidienne. Elle recrute ses clients via démarchage téléphonique ou formulaires web, et encaisse via prélèvement SEPA récurrent de 11,90 €/mois environ. La société est légale, mais ses pratiques commerciales font l’objet de nombreux signalements.

Comment résilier Fuzion définitivement ?

Envoie un email à [email protected] en demandant la résiliation immédiate et la confirmation écrite. Double avec un courrier recommandé avec AR. En parallèle, fais révoquer le mandat SEPA auprès de ta banque et pose une opposition sur le créancier Fuzion. Conserve toutes tes preuves : captures d’écran, emails, accusés de réception.

Peut-on vraiment être remboursé après plusieurs mois de prélèvements ?

Oui. Si tu n’as jamais donné ton accord explicite, tu peux contester jusqu’à 13 mois de prélèvements auprès de ta banque. C’est la protection prévue par la réglementation SEPA. La banque est tenue de rembourser si elle ne peut pas prouver que le mandat était valide. Pour les cas les plus complexes, des services spécialisés comme Chargeback.fr annoncent un taux de réussite proche de 90 %.

Léo

Décodeur de l’ère numérique, Léo explore l’univers du business et des nouvelles technologies pour vous livrer des contenus clairs, concrets et inspirants. Qu’il s’agisse d’intelligence artificielle, d’entrepreneuriat ou d’outils no-code, il vous aide à rester à la page et surtout à prendre une longueur d’avance.

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