Aller au contenu
Accueil » Finance » Fortune d’Olivier Goy : parcours, chiffres et engagements

Fortune d’Olivier Goy : parcours, chiffres et engagements

olivier goy fortune

Olivier Goy représente une figure rare dans le paysage entrepreneurial français : celle d’un self-made man qui a bâti une fortune estimée à 200 millions d’euros tout en affrontant une maladie incurable. Derrière ce chiffre se cache un parcours d’entrepreneur visionnaire qui a révolutionné le financement des PME européennes. Voici ce que vous devez savoir sur sa réussite et son combat :

  • Une fortune construite sur deux piliers : 123 Investment Managers et October, sa plateforme de prêts participatifs
  • Un patrimoine évalué entre 150 et 200 millions d’euros principalement lié à October
  • Un diagnostic de SLA en 2020 qui n’a pas freiné son engagement entrepreneurial
  • Un combat pour la recherche médicale avec 1,2 million d’euros levés via son documentaire
  • Une présence maintenue chez October malgré la maladie, comme président du conseil de surveillance

Qui est Olivier Goy ?

Olivier Goy, né en 1974, incarne le prototype de l’entrepreneur français moderne. Diplômé de l’EDHEC, il a démarré sa carrière dans l’univers feutré de la finance traditionnelle chez BNP Paribas. Mais très vite, ce parcours classique ne lui suffit plus. Son tempérament d’entrepreneur le pousse à créer ses propres structures plutôt qu’à gravir les échelons d’une grande banque.

Ce qui distingue Olivier Goy dans le paysage des grandes fortunes françaises, c’est son statut de self-made man intégral. Pas d’héritage, pas de capital familial : chaque euro de sa fortune a été construit par son travail, sa vision et sa capacité à identifier les opportunités de marché. Son entrée dans le classement des 500 fortunes françaises en 2018 vient valider publiquement une réussite déjà bien établie dans le milieu des fintechs.

Son approche entrepreneuriale se caractérise par une lecture fine des dysfonctionnements du système financier. Plutôt que de simplement critiquer les banques traditionnelles, il a choisi de proposer des alternatives concrètes, accessibles et transparentes.

October : le cœur de la richesse d’Olivier Goy

October représente le joyau de l’empire entrepreneurial d’Olivier Goy. Fondée en 2014 sous le nom de Lendix, cette plateforme de financement participatif a révolutionné l’accès au crédit pour les PME européennes. Le concept ? Connecter directement les entreprises ayant besoin de financement avec des particuliers et des investisseurs institutionnels prêts à leur prêter de l’argent.

Les chiffres donnent le vertige : plus d’un milliard d’euros prêtés à plus de 4 000 PME à travers cinq pays européens (France, Espagne, Italie, Pays-Bas, Allemagne). Cette expansion internationale témoigne de la pertinence du modèle imaginé par Goy. La plateforme a même été classée dans le Top 100 mondial des fintechs en 2017, reconnaissance rare pour une startup européenne.

La part d’Olivier Goy dans October est estimée entre 20 % et 30 %, ce qui représenterait entre 30 et 60 millions d’euros selon les valorisations. Mais October, c’est aussi le soutien de la Banque Européenne d’Investissement et l’appui public du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, deux signaux forts de confiance institutionnelle.

L’objectif initial reste d’actualité : casser le monopole bancaire sur le crédit aux PME. Dans un pays où les banques traditionnelles gardent un contrôle quasi total sur le financement des entreprises, October propose une alternative plus agile, plus transparente et souvent plus accessible.

123 Investment Managers : les débuts d’un succès financier

Avant October, il y a eu 123 Investment Managers (anciennement 123Venture). Créée dans les années 2000, cette société de gestion d’actifs représente le premier grand succès d’Olivier Goy. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1,3 milliard d’euros d’actifs sous gestion, plus de 70 000 clients et 45 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Cette structure lui a permis d’acquérir une expertise pointue dans l’investissement dans les startups à fort potentiel. Le portefeuille de 123 Investment Managers s’est progressivement diversifié vers plusieurs secteurs porteurs : fintech, santé, immobilier participatif et développement durable. Cette diversification reflète une stratégie de long terme alignée avec des valeurs éthiques fortes.

Les investissements dans des startups comme PayFit ou Luko montrent sa capacité à identifier les pépites technologiques avant qu’elles ne deviennent mainstream. Cette approche lui a permis de multiplier les succès et de sécuriser une base financière solide avant même le lancement d’October.

« Invincible Été » : un documentaire pour sensibiliser

En décembre 2020, Olivier Goy apprend qu’il est atteint de SLA (sclérose latérale amyotrophique), aussi appelée maladie de Charcot. Cette pathologie neurodégénérative incurable paralyse progressivement tous les muscles du corps, avec une espérance de vie moyenne de 3 à 5 ans. Pour Olivier Goy, c’est un coup de massue, mais pas une raison d’abandonner.

Sa réponse ? Transformer son combat personnel en outil de sensibilisation collective. Le documentaire « Invincible Été », réalisé par Stéphanie Pillonca et diffusé sur Canal+ en mai 2023, raconte son parcours avec une honnêteté rare. Le titre, inspiré d’une citation d’Albert Camus (“Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été”), résume parfaitement son état d’esprit.

Le film a permis de lever 1,2 million d’euros pour l’Institut du Cerveau, tous les profits étant intégralement reversés à la recherche. Aujourd’hui, Olivier Goy a perdu l’usage de la parole mais continue d’écrire avec ses doigts. Il prévoit d’utiliser une commande oculaire lorsque ses mains ne répondront plus. Ses capacités intellectuelles restent intactes et il refuse catégoriquement de quitter ses responsabilités chez October.

“Créer, c’est être en vie”, répète-t-il. Cette formule résume sa manière de résister à la maladie : rester actif, utile, engagé.

Un engagement fort pour la santé et la recherche

La maladie a transformé Olivier Goy en militant de la cause médicale. Mais attention : il ne milite pas pour lui-même. “Je le fais pour les générations futures”, martèle-t-il lors de ses interventions publiques. Son combat dépasse largement le cadre de la SLA pour questionner l’ensemble du système de santé français.

En 2024, il a rencontré Emmanuel Macron pour défendre deux mesures concrètes : le remboursement à 100 % des fauteuils roulants (mesure depuis adoptée) et une meilleure politique de santé et de recherche. Sa voix porte d’autant plus qu’il la conjugue avec une légitimité d’entrepreneur à succès et une expérience personnelle de la maladie.

Olivier Goy intervient régulièrement dans de grandes entreprises (BNP, Natixis, Deloitte, KPMG, Capgemini, CIC AM) pour parler du handicap en entreprise. Son message est simple mais puissant : le handicap ne doit plus être un tabou dans le monde du travail. Il salue d’ailleurs des dirigeants comme Arthur Sadoun (Publicis) pour leur engagement sur ce sujet.

Son message aux politiques reste sans concession : “La santé n’est pas un coût, c’est une valeur !” Une formule qui résonne particulièrement dans un contexte où les budgets de recherche et de santé sont régulièrement remis en question.

Malgré sa condition, Olivier Goy maintient une vision internationale pour October et envisage même une expansion en Asie et aux États-Unis. Sa philosophie de vie tient en quelques mots : “Il faut être en accord avec soi-même. N’espérez pas une vie lisse. Apprenez à apprécier la vie, même dans ses difficultés. Et vous serez invincibles.”

Léo

Décodeur de l’ère numérique, Léo explore l’univers du business et des nouvelles technologies pour vous livrer des contenus clairs, concrets et inspirants. Qu’il s’agisse d’intelligence artificielle, d’entrepreneuriat ou d’outils no-code, il vous aide à rester à la page et surtout à prendre une longueur d’avance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *